Projet de tours de Brigil : la mairesse de Gatineau évoque la possibilité d’un référendum
Le désir du groupe Brigil de construire deux immenses tours, dont une de 45 étages au centre-ville de Gatineau, est accueilli avec tiédeur par la mairesse Maude Marquis-Bissonnette, qui évoque la possibilité d’un référendum. L’élue n’est pas fermement opposée au projet de complexe sur la rue Laurier, en face du Musée canadien de l’histoire. Mais elle réitère que la Ville ne prévoit pas revoir la limite maximale en hauteur des édifices dans le nouveau plan particulier d’urbanisme (PPU) du secteur, qui doit être adopté cet automne. En ce moment, Gatineau ne permet que des constructions de 30 étages ou moins au centre-ville. L'hôtel Four Point dans le secteur de Hull, à Gatineau, est l'emplacement convoité par Brigil pour son projet de tours au centre-ville. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Patrick Foucault C’est ce que tente de faire modifier le promoteur, qui a envoyé une lettre à tous les élus la semaine dernière afin de faire avancer ce projet de tours de 30 et 45 étages. Plus de 1000 logements et chambres d’hôtel verraient le jour en plus d’une place publique et d’un observatoire au sommet d’un des édifices. La mairesse de Gatineau, Maude Marquis-Bissonnette (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Olivier Plante À ses yeux, Brigil peut avoir recours à une autre avenue que le PPU s’il veut faire avancer son projet. Elle rappelle l’existence du Projet particulier de construction, de modification ou d’occupation d’un immeuble (PPCMOI). Il s’agit d’une mesure d’exception qui permet d’encadrer le développement urbain, au cas par cas. L’Association des résidents de l’Île de Hull (ARIH) a déjà fait savoir son opposition lundi à cette nouvelle initiative de Brigil. Le promoteur tente de développer ce secteur avec des tours depuis une douzaine d’années, dont son défunt projet de Place des peuples. Plusieurs obstacles se sont toutefois dressés devant lui au fil du temps. Maude Marquis-Bissonnette dit que La mairesse a fermé la porte à un autre scénario proposé par le conseiller et candidat annoncé en vue des prochaines élections, Mario Aubé. Ce dernier aimerait que la Ville permette un zonage incitatif dans le secteur du centre-ville comme elle compte le faire dans une partie de l’ouest de Gatineau. Le conseiller du district de Masson-Angers et candidat annoncé à la mairie de Gatineau Mario Aubé (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Simon Lasalle Cet outil permettrait à un promoteur de construire plus d'étages en échange de compromis et services. De son côté, Brigil note que Le président-fondateur de Brigil, Gilles Desjardins et le vice-président développement et conception Brigil, Jessy Desjardins. Photo : Radio-Canada / Patrick Foucault Du même souffle, l’homme d’affaires a affirmé que le PPCMOI - pouvant déboucher sur un référendum - Avec les informations de Patrick Foucault
La proposition mérite d’être étudiée, d’être discutée aussi avec la communauté
, a soutenu Maude Marquis-Bissonnette, mardi, à sa sortie d’une réunion du comité plénier.
Le PPCMOI, c’est le bon outil dans des cas comme ça, des projets avec un caractère exceptionnel, qui sortent de l’ordinaire
, a fait valoir la mairesse.La loi prévoit qu’à ce moment-là, il y a une possibilité de référendum. Donc ce que ça fait, ça encourage le dialogue entre les citoyens et les promoteurs. C’est ce qui est en train de s’établir dans ce cas-là. Moi je salue ça.
le constat est très clair
. Il n’y a personne qui a envie de rejouer dans ce film-là. Ni Brigil ni l’ARIH, ni nous au conseil municipal
, note-t-elle.
ça fait quand même deux ans
que Gatineau demande à l’entreprise de patienter et attendre la révision du PPU du centre-ville pour son projet. On nous mentionnait que c’était à travers de ce processus-là que les discussions pour des projets culturels et touristiques peuvent voir le jour
, a fait remarquer le vice-président conception, Jessy Desjardins, en entrevue à Radio-Canada.
n’est pas le meilleur mécanisme pour développer des projets
qui ne font pas l’unanimité. Selon lui, il ajoute aussi un niveau de risque d’investissement
.Pour nous, ça serait vraiment de voir un leadership positif politique pour ce type de projet
, a ajouté M. Desjardins, qui dit que Brigil veut continuer de travailler avec les fonctionnaires, les élus et les citoyens pour établir un projet qui va être intéressant pour tous
.On veut participer à offrir un outil touristique, à créer une entrée pour le centre-ville.
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